• Journal n°137 mai/juin 2019

    Dépasser la finitude

  • Comment un équipementier français organise ses activités en Chine : l’expérience de Valeo

    La Chine va vite, très vite. Usine du monde il y a deux décennies, elle est désormais une source majeure d’innovation, en particulier en matière d’intelligence artificielle, et elle bénéficie d’un marché intérieur en pleine expansion. Pour Valeo, équipementier mondialement reconnu pour ses technologies et présent en Chine depuis plus de vingt ans, le challenge est dorénavant de répondre aux exigences croissantes des constructeurs automobiles locaux, tout en s’intégrant aux nouvelles ambitions globales de l’empire du Milieu. Être chinois en Chine tout en restant un groupe international, développer localement des produits répondant aux exigences internationales les plus élevées, faire confiance et développer les compétences locales, tels sont les défis relevés aujourd’hui avec succès par Valeo Chine et ses équipes.

  • Comment les entreprises font-elles face aux nouveaux enjeux de l’innovation ? – Synthèse de l'année 2018

    En 2018, le séminaire Management de l’innovation s’est penché sur la manière dont les entreprises de toutes tailles innovent au sein d’écosystèmes plus ou moins ouverts et intégrés. Nous avons abordé l’émergence de nouvelles technologies et de nouveaux systèmes techniques : fabrication additive, cybersécurité, véhicule électrique, pompes biomimétiques. Nous nous sommes penchés sur la manière dont les grands groupes s’appuient sur des start-up, les accueillent ou les imitent à travers les exemples des digital foundries de General Electric et Thales ou des Studios d’Orange. Nous avons analysé des expériences étrangères à travers les cas d’Heliatek en Saxe, de Valeo en Chine, de Nokia en Finlande. Enfin, nous nous sommes interrogés sur les défis auxquels font face les politiques nationales et européennes d’innovation et sur l’exemple de la politique française du numérique et de la politique d’innovation et de développement industriel chinoise dans le domaine des technologies vertes.

  • L’ouverture à l’autre, source d’énergie : la naissance du groupe Relier et Inspirer

    Mercredi 5 juin 2019 | 9h00 - 11h30 Séminaire Économie et sens

    En 2010, en poste chez Manutan, Ségolène Delahalle et Arnaud Fimat imaginent la première RTT Solidaire : les salariés posent une journée de congé pour aider une association. L’opération est un succès et l’envie naît de multiplier ces rencontres improbables entre les mondes des entreprises et des associations. Ça Me Regarde est créée en 2012 autour de deux approches, les RTT Solidaires et les Séminaires d’équipe solidaires et inspirants, où se mettre à disposition de l'autre met une équipe en mouvement et provoque des déclinaisons pour le quotidien professionnel. Près de 11 000 personnes de 150 entreprises ont vécu ces expériences dans l’une des 100 associations partenaires. En 2018, Arnaud et Ségolène reprennent la Maison du Management où les managers peuvent venir s’inspirer, partager, s’oxygéner autour de conférences et d’ateliers. Ainsi naît le groupe Relier et Inspirer, qui inclut aussi un cabinet de conseil et bientôt une association pour relier les jeunes en insertion et des salariés volontaires.

  • L'intrapreneuriat, dépasser le mythe du héros

    Vendredi 7 juin 2019 | 9h30 - 12h00 Séminaire Vie des affaires

    L'intrapreneuriat est à nouveau vanté pour ses effets bénéfiques pour les grandes entreprises et pour leurs salariés. En offrant la possibilité de vivre une aventure, il attire, ou retient, des talents qui rechignent devant les normes et les hiérarchies des grandes entreprises. Celles-ci peuvent, en retour, gagner en agilité et en capacité à saisir les opportunités dans un monde qui bouge sans cesse. Mais comment mettre en pratique ce beau principe ? C'est la question qu'instruisent Rémi Maniak et Thierry Rayna, en partenariat avec L’Institut de l’Entreprise. Après avoir mené leur enquête dans 12 entreprises du CAC 40 adhérentes de l'Institut de l'Entreprise et animé des focus groupes sur le sujet, ils dressent un tableau contrasté de l'intrapreneuriat : il faut notamment dépasser la mythologie des super-héros, traiter l'articulation du processus d'intrapreneuriat avec l'organisation en place, conforter ces aventures par des trajectoires RH reconnues et impliquer le top-management au-delà d’un rôle de “sponsor”.

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De la nage du dauphin à la pompe cardiaque


En étudiant la nage du dauphin et le mouvement ondulatoire de sa queue, AMS R&D a mis au point un nouveau concept de pompes biomimétiques. Les performances des pompes Wavera® leur ouvrent un marché dans de nombreux domaines industriels, de l’industrie automobile au nucléaire en passant par la pharmacie, l’aéronautique, l’électronique, etc. Dans le domaine médical, la création en 2011 de la société CorWave SA par l’incubateur MD Start et AMS R&D, grâce à l’apport d’une licence exclusive de la technologie Wavera®, a permis le développement de pompes d’assistance cardiaque qui n’endommagent pas les cellules sanguines et peuvent s’adapter aux variations du rythme du coeur en fonction de l’activité du patient. CorWave, qui a déjà levé 35 millions d’euros, sert de vitrine et de locomotive aux opérations que prépare AMS R&D dans d’autres secteurs industriels.

Des technologies au service de l’homme : un défi mutualiste ?


Le numérique contribuera-t-il à révolutionner la prévention en santé ? C’est en tout cas le pari du groupe VYV, premier acteur de l’assurance santé et premier opérateur national de services de soins et d’accompagnement, fruit du rapprochement des groupes mutualistes MGEN, Harmonie et Istya. À travers son programme de prévention Vivoptim, il démontre que la technologie digitale, loin d’être déshumanisée, peut prodiguer un accompagnement efficace et personnalisé à des malades souffrant de pathologies chroniques ou présentant des risques cardiovasculaires. Plus encore – et c’est peut-être là une autre révolution –, il démontre, chiffres à l’appui, que cet effort de prévention a des effets sur la maîtrise des dépenses de santé. Le bénéfice en va à l’ensemble de la société. Peut-on y voir une approche mutualiste du numérique ?

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L'Édito

Dépasser la finitude

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Edito du 6 mai 2019

Avons-nous fait fausse route ? Sommes-nous allés trop loin ? À l’heure où l’idée de finitude se dresse en travers de notre route, nous avons tendance à regarder vers l’arrière, à examiner les deux siècles qui viennent de s’écouler, durant lesquels la civilisation a pris une direction nouvelle dont on constate aujourd’hui les excès. Saturation des grandes villes, surpêche et agriculture intensive, construction irraisonnée... ces excès concernent l’habitat, le travail, les déplacements, l’alimen­tation, soit nos modes de vie dans ce qu’ils ont de plus fondamentaux.

Ce regard rétrospectif sur la révolution industrielle met en avant la production de masse et l’hyper­spécialisation, et, au-delà, une raison technique, froide, sans humanité, arrogante car sûre de son fait. S’il est provoqué par l’enjeu colossal auquel notre civilisation fait face – son sauvetage, sinon celui de la planète –, ce regard l’est sans doute aussi par la nouvelle révolution, celle du numérique, qui substitue insidieusement au paradigme de la production de masse celui de l’individualisation.
Avons-nous fait fausse route ? Sommes-nous allés trop loin ? La réponse première à la crise environnementale impliquerait de faire marche arrière et de renoncer au paradigme intensif. La gageure est immense, tant ce modèle s’est inscrit dans notre existence quotidienne ; et cela interroge sur la possibilité d’une autre réponse. Peut-on continuer à produire en masse pour répondre à nos besoins vitaux en effaçant les excès induits ?

AMP Saumon de France et Isigny Sainte-Mère s’y essayent dans l’alimentation. La première a développé un modèle multi-sites, multi-espèces et multi-technologies pour apporter des réponses au besoin de production de protéines en quantité sans tomber dans les écueils de l’élevage intensif. La seconde, coopérative laitière normande, a pu afficher une croissance importante via l’export en assumant un respect de son terroir et de la rareté consubstantielle. Les acteurs de la mobilité y travaillent en envisageant des scénarios dans lesquels la mobilité actuelle pourrait être conservée en diminuant de 90 % la flotte de véhicules. L’agence PCA-Stream s’y emploie en nourrissant son activité de conception d’immeubles de bureaux de réflexions sur l’évolution du monde et les mutations profondes de l’entreprise, du travail et du management.

Ces différentes voies portent en elles l’idée de synthèse. Elle est consubstantielle au parcours et au travail de Philippe Chiambaretta, fondateur de PCA-Stream, qui voit l’architecture comme le lieu de convergence de différentes disciplines, et qui peut proposer de construire une tour haute en y introduisant de l’horizon­talité de fonctionnement. Synthèse peut signifier mariage de la carpe et du lapin ! Ou de la carpe et des légumes, le principe de l’aquaponie, l’une des solutions mobilisées par AMP Saumon de France, qui utilise les effluents de la pisciculture pour faire pousser fruits et légumes.

La nouveauté de ces approches est qu’elles concilient production quantitative et conscience de la finitude des ressources. AMP prend soin de ses saumons et reconnaît la préciosité des courants au large de Cherbourg ; les éleveurs normands savent combien le sol, le climat, les races des vaches et les savoir-faire sont leur richesse ; et PCA-Stream comprend que le lieu de travail devient un outil stratégique dans la guerre pour les talents que se livrent les entreprises à haute valeur ajoutée.

La synthèse implique aussi une articulation entre une production qui peut être éclatée – à Isigny Sainte-Mère ou dans les nouveaux modes de transport par exemple – et une gestion globale. L’enjeu de la régulation se pose dans l’évolution des modes de mobilité et dans les rôles que peuvent y jouer les différents acteurs. Alors qu’ils souffrent aujourd’hui de relégation, selon Jean-Luc Delpeuch, les territoires y ont un rôle considérable à jouer, parce qu’ils disposent de ressources démocratiques et humaines, et même économiques mal exploitées. La crise écologique et la crise démocratique se rejoignent dans un moment qui paraît charnière, dans la quête d’une synthèse du centre et de la périphérie, d’un modèle centralisé et d’un modèle émergent, de l’unité et de la diversité.

Thomas Paris

Édito du Journal de l'École de Paris du management n° 137

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L’ouverture à l’autre, source d’énergie : la naissance du groupe Relier et Inspirer

Séminaire Économie et sens


Par

L'intrapreneuriat,  dépasser le mythe du héros

Séminaire Vie des affaires


Par

  • Rémi MANIAK, Professeur de management de l'innovation à l'École polytechnique
  • Thierry RAYNA, Professeur de management de l'innovation à l'École polytechnique
  • Valentine GEORGET, Doctorante au Centre de Recherche en Gestion (I3-CRG)
Le tricot de corps Saint James à la conquête des océans

Séminaire Aventures industrielles


Par

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Ouvrages

Rage d'exister

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Par Philippe Aubert et Sophie Jacolin

« Aujourd’hui, je prends la parole avec ce livre. Je prends la parole, pourtant jamais je n’ai prononcé le moindre mot.

De moi, on ne comprend de prime abord que le rire – je n’en suis pas avare – et, pour peu qu’on y prête attention, mes enthousiasmes et mes refus. Pour le reste, mes interlocuteurs doivent s’armer de patience et me décrypter lettre après lettre, mot après mot. Certains maîtrisent mon code : l’épellation.
Avec les autres, je coiffe ma “licorne”, un casque doté d’une antenne grâce à laquelle je parviens, au prix d’efforts, à désigner des lettres sur un panneau fixé devant mon fauteuil.

Je m’appelle Philippe Aubert, j’ai 37 ans et je suis invalide moteur cérébral athétosique – quatre mots auxquels on voudrait souvent réduire mon identité. En d’autres termes, je suis rivé à un fauteuil et j’ai besoin d’aide pour le moindre geste de la vie quotidienne : me lever, me coucher, me nourrir, faire ma toilette, lire, écrire, aller au cinéma, boire un verre avec des amis, voyager… Ceci est mon histoire, mon combat, l’expression de ma rage d’exister ! » – Philippe Aubert

 

Ce livre est né d'une séance marquante du séminaire Économie et sens, « Je serai un homme », qui nous fit découvrir le destin hors du commun de Philippe Aubert et Jackson Sintina.

 

Ouvrages

Prise de parole

1691 orateurs sont intervenus depuis la création des séances de l'École de Paris. Voici un aperçu de nos prochains invités :

Ségolène DELAHALLE

Fondatrice de Relier et Inspirer

5 juin 2019

L’ouverture à l’autre, source d’énergie : la naissance du groupe Relier et Inspirer

Arnaud FIMAT

Fondateur de Relier et Inspirer

5 juin 2019

L’ouverture à l’autre, source d’énergie : la naissance du groupe Relier et Inspirer

Rémi MANIAK

Professeur de management de l'innovation à l'École polytechnique

7 juin 2019

L'intrapreneuriat, dépasser le mythe du héros

Thierry RAYNA

Professeur de management de l'innovation à l'École polytechnique

7 juin 2019

L'intrapreneuriat, dépasser le mythe du héros

Valentine GEORGET

Doctorante au Centre de Recherche en Gestion (I3-CRG)

7 juin 2019

L'intrapreneuriat, dépasser le mythe du héros

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