• Transformations numériques : nouvelles découvertes

    Les entreprises traditionnelles sont de plus en plus innovantes, stratégiquement inspirées et font mieux que résister aux “pure players” du digital. Casino, AccorHotels, G7, Valeo montrent que ni les GAFA ni les NATU ne sont omniscients. Après 25 cas étudiés en trois années de séminaire Transformations numériques, il est possible de tirer de nombreux enseignements d’un tel matériau. L’hybridation entre le physique et le digital (“phygital”) aura été un thème marquant et particulièrement riche de 2018, mais des enseignements aussi intéressants, bien que moins attendus, ont également émergé par l’étude d’expériences dans l’Administration, l’agriculture, la santé, la sécurité ou les jeux vidéo.

  • Safe Water Cube, agir ensemble pour apporter partout l'eau potable

    Mercredi 15 mai 2019 | 9h00 - 11h30 Séminaire Économie et sens

    Jean-Paul Augereau dirigeait trois entreprises et sillonnait le monde quand, après avoir bu de l'eau non-potable en Égypte, il contracte une septicémie nécessitant une greffe humaine de valve aortique. Ce choc change sa vision de la vie et il décide d'œuvrer pour apporter de l'eau potable à ceux qui en manquent. Il conçoit un équipement simple, facile à utiliser et durable, la fontaine Safe Water Cube. Elle peut alimenter 1 000 personnes et est mise en œuvre par deux ou trois techniciens désignés par le chef du village et rémunérés par tous les villageois. Il crée en 2016 un fonds de dotation et l'association Agir Ensemble pour financer des fontaines et les mettre en œuvre. Fin 2018, les 180 fontaines installées bénéficient à 180 000 personnes, et il est prévu d'en installer 500 par an. L'association agit aussi dans l'éducation, la santé, l'agriculture, avec l'objectif d'enrayer l'exode rural, et multiplie les partenariats pour accélérer son développement.

  • L'étonnante saga de l'entreprise Caddie

    Jeudi 16 mai 2019 | 8h30 - 10h30 Séminaire Aventures industrielles

    En 1928, Raymond Joseph crée en Alsace les Ateliers Réunis, spécialisés dans la transformation du fil d’acier pour la fabrication d’articles ménagers, de paniers à œufs et de mangeoires à poussins. Esprit curieux et visionnaire, il découvre aux États-Unis les prémisses du commerce en libre-service et a l'idée d'utiliser le savoir-faire de l'entreprise pour créer une innovation de rupture : le chariot de libre-service. Il le baptise caddie, par analogie avec la personne qui porte les accessoires du golfeur. En 1957, il dépose le nom et ses variantes dans le monde entier, et s’assure l’exclusivité de leurs usages, synonymes de qualité pour les clients. Partenaire historique de la distribution, Caddie prépare sans cesse des services innovants. ETI de 300 salariés avec 130 distributeurs dans le monde, elle vise aujourd'hui à offrir des solutions complètes aux supermarchés : prise en charge des clients du parking à la caisse, logistique des rayons et de l'approvisionnement, etc.

  • Création et management d'une entreprise à but d'emploi : gros plan sur l'expérience de Pipriac/Saint-Ganton

    Vendredi 17 mai 2019 | 9h30 - 12h00 Séminaire Vie des affaires

    Le projet Territoires zéro chômeur de longue durée consiste à créer des entreprises à but d'emploi (EBE) pour embaucher en CDI tous les chômeurs de longue durée d'un territoire et leur proposer des travaux utiles sans faire de concurrence déloyale. Les EBE reçoivent l'équivalent du coût économisé par les organismes publics, estimé, a minima, entre 16 000 et 19 000 euros par chômeur et par an. Mais comment créer les EBE et les gérer ? Comment trouver un consensus et une mobilisation des acteurs suffisante pour démarrer, puis aller à la rencontre des chômeurs et les recruter ? Comment définir les activités en évitant la concurrence déloyale ? Comment éviter l'éparpillement avec la multiplicité des compétences des membres et des services offerts ? Comment créer une structure de management ? Le projet conduit-il à un modèle d'affaires durable ? L’expérience de référence de Pipriac/Saint-Ganton, avec l’EBE de 80 personnes TEZEA, nous éclairera sur ces questions.

  • Journal n°136 mars/avril 2019

    De routine en chaos

  • « L’entreprenant est un jardinier »


    Pour découvrir l'interview de Michel Berry sur le Jardin des entreprenants, parue dans le blog de Bruno Rousset, cliquez ici

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L'Institut de l'Engagement : inventer une nouvelle méritocratie républicaine


Comment sortir des fatalités sociologiques, culturelles ou géographiques qui vous mettent automatiquement hors-jeu quand vous êtes jeune et que les grandes écoles ou les recruteurs des entreprises vous ignorent, quel que soit votre potentiel ? À cette question que se posent des milliers de jeunes des cités ou des campagnes, décrocheurs scolaires ou titulaires de diplômes sans débouchés, etc., le Service Civique apporte une première réponse en leur redonnant confiance dans leur capacité à être utiles aux autres et à réussir dans des actions valorisantes. Ensuite, grâce à son réseau de professionnels et d’institutions partenaires, l’Institut de l’Engagement apporte à ceux qui sont porteurs d’un projet pour leur avenir l’aide qui leur a manqué pour faire valoir leurs compétences et leur parcours atypique. Ayant bénéficié de cet accompagnement personnalisé, ces jeunes seront désormais en mesure de se faire reconnaître à leur juste valeur et de rejoindre les trajectoires dont ils rêvaient.

De l’emploi pour tous à l’activité pour tous : dépasser les œillères des économistes


« En politique, ce qui est cru est plus important que ce qui est vrai », disait Talleyrand. Or, les politiques d’aujourd’hui, quels qu’ils soient, se soumettent trop souvent aux croyances d’économistes orthodoxes ne proposant, face au problème récurrent du chômage, que des solutions qui échouent depuis des décennies. Mais s’ils se trompaient de problème ? Si la vraie question n’était pas le chômage, mais le sentiment bien plus large d’inutilité, que salariés et laissés-pour-compte de toute nature partagent en masse ? Si le travail en entreprise n’était finalement pas le mètre-étalon de l’épanouissement personnel ? Des esprits libres et des entreprenants passionnés en ont fait le pari et se sont engagés, non sans difficultés, dans la voie étroite d’une économie sociale toujours innovante et aux réussites parfois étonnantes. Il est donc grand temps de les entendre !

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L'Édito

De routine en chaos

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Edito du 18 mars 2019

Le dérèglement d’un système social est un thème classique de la littérature et du cinéma. Un étranger arrive dans la ville, une erreur administrative se produit dans une bureaucratie extrême, une bouteille de Coca Cola tombe du ciel au milieu d’une tribu primitive coupée du monde… et un monde qui paraissait harmonieux entre dans un état de perturbation qui en menace l’équilibre, voire la survie.

Sont présentées ici des variations de ce thème dans des contextes d’organisations. Pour Total, l’élément perturbateur est l’inversion des cours du brut à partir de 2005. Dans l’histoire racontée par Laurent Pellegrin, il s’agit de l’arrivée en préfecture d’un cadre doté d’un goût pour le commandement éprouvé en compagnie de gendarmerie. Un robot de soudure fut introduit chez CFT Industrie, TPE spécialisée dans le cintrage et l’assemblage de fils, tubes et tôles. Le monde de l’agriculture est perturbé d’abord par une évolution des mentalités, des comportements, des attentes, ainsi que par des fluctuations de marché ; il l’est ensuite par l’introduction de nouvelles technologies pour répondre à ces enjeux. Dans le jeu vidéo, enfin, la perturbation est permanente, les technologies évoluant sans cesse.

Dans la littérature, l’élément perturbateur peut être perçu comme maléfique ou bénéfique, le système dans lequel il intervient se révélant en négatif comme réellement harmonieux ou au contraire totalement oppressant. Cette ambiguïté n’est sans doute pas pour rien dans la tendance insidieuse qu’ont les organi­sations à chercher la régularité, à se doter de routines... Il y a quelque chose de confortable à un monde réglé comme du papier à musique, sans fausse note possible, mais sans aucune possibilité de nouveauté, de surprise, d’écart, d’adaptation.

Dans la vie des organisations, le confort a une connotation négative. Il sous-entend assoupissement, parfois sclérose. Au début de l’histoire racontée par son PDG Patrick Pouyanné, Total vit confortablement et les règles et outils construits pour évoluer dans ce contexte coupent l’entreprise du réel. Le monde que découvre Laurent Pellegrin en arrivant dans la préfecture de Tulle « vit sur un mode assez consensuel et il ne se passe pas grand-chose ». La fonction publique, empire de la régularité, pose la question de sa mise en mouvement.

Sans licencier, Total est devenue la plus rentable des cinq majors pétrolières. Les services publics se sont mis en mouvement au passage de Laurent Pellegrin. Le robot de CFT Industrie a entraîné une trans­formation complète de l’entreprise, au point qu’elle pourrait revendiquer le qualificatif d’entreprise libérée. L’agriculture se réinvente, elle devient frugale et précise. Et Ubisoft continue à s’approprier les technologies disruptives pour enrichir ou faire évoluer ses propositions dans le divertissement.

Hors des règles, le chaos ! C’est en tirant parti de ce chaos que Patrick Pouyanné a relancé Total. Car les épisodes chaotiques de la vie des organisations peuvent permettre de remettre à plat leurs règles, de remobiliser les acteurs, les sortir d’un certain confort, leur permettre de redonner un sens, de retrouver curiosité et goût de l’apprentissage. De redonner vie.

À la fin de l’histoire, dans la littérature, l’étranger est parti ou s’est installé. L’erreur administrative a été réparée, ou ne l’a pas été. Le corps étranger a été éjecté, ou absorbé. Dans tous les cas, un nouvel équilibre s’est installé, un nouvel ordre social. Le calme est revenu, pour le meilleur… En attendant un prochain chaos peut-être salvateur.

Thomas Paris

Édito du Journal de l'École de Paris du management n°136

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Tout ce que vous devriez savoir sur les vrais usages de la blockchain

Séminaire Transformations numériques


Par

  • Thierry RAYNA, Professeur de management de l’innovation à l'École polytechnique
Safe Water Cube, agir ensemble pour apporter partout l'eau potable

Séminaire Économie et sens


Par

  • Jean-Paul AUGEREAU, Membre fondateur du fonds de dotation Safe Water Cube, président de l'association Agir Ensemble
L'étonnante saga de l'entreprise Caddie

Séminaire Aventures industrielles


Par

Création et management d'une entreprise à but d'emploi : gros plan sur l'expérience de Pipriac/Saint-Ganton

Séminaire Vie des affaires


Par

  • Clémentine HODEAU, Directrice générale du Fonds d'expérimentation territoriale contre le chômage de longue durée
  • Denis PROST, Chef de projet du comité local de Pipriac/Saint-Ganton
  • Serge MARHIC, Directeur de TEZEA, entreprise à but d'emploi

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Le journal

De routine en chaos

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N°136 | mars/avril 2019

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Ouvrages

Rage d'exister

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Par Philippe Aubert et Sophie Jacolin

« Aujourd’hui, je prends la parole avec ce livre. Je prends la parole, pourtant jamais je n’ai prononcé le moindre mot.

De moi, on ne comprend de prime abord que le rire – je n’en suis pas avare – et, pour peu qu’on y prête attention, mes enthousiasmes et mes refus. Pour le reste, mes interlocuteurs doivent s’armer de patience et me décrypter lettre après lettre, mot après mot. Certains maîtrisent mon code : l’épellation.
Avec les autres, je coiffe ma “licorne”, un casque doté d’une antenne grâce à laquelle je parviens, au prix d’efforts, à désigner des lettres sur un panneau fixé devant mon fauteuil.

Je m’appelle Philippe Aubert, j’ai 37 ans et je suis invalide moteur cérébral athétosique – quatre mots auxquels on voudrait souvent réduire mon identité. En d’autres termes, je suis rivé à un fauteuil et j’ai besoin d’aide pour le moindre geste de la vie quotidienne : me lever, me coucher, me nourrir, faire ma toilette, lire, écrire, aller au cinéma, boire un verre avec des amis, voyager… Ceci est mon histoire, mon combat, l’expression de ma rage d’exister ! » – Philippe Aubert

 

Ce livre est né d'une séance marquante du séminaire Économie et sens, « Je serai un homme », qui nous fit découvrir le destin hors du commun de Philippe Aubert et Jackson Sintina.

 

Ouvrages

Prise de parole

1689 orateurs sont intervenus depuis la création des séances de l'École de Paris. Voici un aperçu de nos prochains invités :

Thierry RAYNA

Professeur de management de l'innovation à l'École polytechnique

13 mai 2019

Tout ce que vous devriez savoir sur les vrais usages de la blockchain

Jean-Paul AUGEREAU

Membre fondateur du fonds de dotation Safe Water Cube, président de l'association Agir Ensemble

15 mai 2019

Safe Water Cube, agir ensemble pour apporter partout l'eau potable

Stéphane DEDIEU

Président des Ateliers Réunis Caddie

16 mai 2019

L'étonnante saga de l'entreprise Caddie

Denis PROST

Chef de projet du comité local de Pipriac/Saint-Ganton

17 mai 2019

Création et management d'une entreprise à but d'emploi : gros plan sur l'expérience de Pipriac/Saint-Ganton

Serge MARHIC

Directeur de TEZEA, entreprise à but d'emploi

17 mai 2019

Création et management d'une entreprise à but d'emploi : gros plan sur l'expérience de Pipriac/Saint-Ganton

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