• Journal n°138 juillet/août 2019

    Sur la ligne de crête

  • L’attractivité de la boutique à l’heure du digital : un enjeu majeur pour les marques

    Les magasins futuristes que les grandes marques internationales développent à New York ou à Shanghai sont-ils l’avenir du commerce physique ? Dans ces flagship où le digital est omniprésent, quoique souvent invisible, quelles sont ces expériences pour le moins étonnantes que des marques, établies ou “pure players” du web, souhaitent désormais faire vivre à leurs clients ? À l’heure où l’on croyait qu’Amazon allait tout vendre en ligne, du sandwich à la Tesla, voilà que ces boutiques new age attirent des foules de jeunes et de moins jeunes, smartphone à la main et en ligne sur Instagram, pour qui prime le lien tissé avec leur marque, l’achat étant secondaire voire différé. MEDIA6, fort de son expérience et à la pointe de ce savoir-faire créatif, apporte désormais un peu de la French Touch dans cette intrigante évolution que l’on appelle le “phygital”.

  • La formation par correspondance réinventée

    L’essor du e-commerce devait être une aubaine pour les enseignes de vente à distance. Il a failli être leur fossoyeur. La formation par correspondance a connu la même mésaventure, jusqu’à ce qu’Éric Petco transforme une dizaine d’écoles virtuelles en un groupe dynamique qui mobilise intelligemment le numérique pour regagner le terrain perdu. Avec plus de 100 000 personnes formées chaque année, le groupe Skill and You s’impose comme un cas spectaculaire de redressement d’activité. Il montre aussi la pertinence de la formation à distance, puisque les taux de succès des élèves aux examens sont élevés. L’enjeu se déplace sur les moyens d’améliorer la motivation avec un accompagnement à distance efficace, un défi relevé par des équipes de coaching et qui pourrait inspirer bien d’autres secteurs. En dépit de son efficacité et de son coût raisonnable, la formation à distance reste néanmoins boudée par les pouvoirs publics, qui tardent à en faire un levier d’employabilité et de lutte contre le chômage.

  • Comment les entreprises font-elles face aux nouveaux enjeux de l’innovation ? – Synthèse de l'année 2018

    En 2018, le séminaire Management de l’innovation s’est penché sur la manière dont les entreprises de toutes tailles innovent au sein d’écosystèmes plus ou moins ouverts et intégrés. Nous avons abordé l’émergence de nouvelles technologies et de nouveaux systèmes techniques : fabrication additive, cybersécurité, véhicule électrique, pompes biomimétiques. Nous nous sommes penchés sur la manière dont les grands groupes s’appuient sur des start-up, les accueillent ou les imitent à travers les exemples des digital foundries de General Electric et Thales ou des Studios d’Orange. Nous avons analysé des expériences étrangères à travers les cas d’Heliatek en Saxe, de Valeo en Chine, de Nokia en Finlande. Enfin, nous nous sommes interrogés sur les défis auxquels font face les politiques nationales et européennes d’innovation et sur l’exemple de la politique française du numérique et de la politique d’innovation et de développement industriel chinoise dans le domaine des technologies vertes.

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Où va l'informatique ?


Alors que les États-Unis tentent désormais de freiner le développement chinois, en particulier dans le domaine des hautes technologies numériques, le Vieux Continent reste à la traîne. En France, nous peinons depuis des décennies à prendre la mesure des enjeux numériques, considérant avec condescendance la science informatique. Il est donc illusoire de penser rattraper notre retard face aux GAFA et autres Baidu. Néanmoins, grâce à la qualité des mathématiciens et des chercheurs que nous formons, qui trop souvent partent vers la Silicon Valley ou l’Asie, des champs entiers d’innovation nous restent ouverts. Les explorer nécessiterait cependant une volonté politique, nationale, mais aussi européenne, ferme et ambitieuse, une réforme en profondeur de l’enseignement de l’informatique pour les plus jeunes et une collaboration des scientifiques de toutes disciplines dans le cadre d’une véritable culture partagée du numérique.

Construire nos lieux de vie avec la nature


Les trente glorieuses ont opéré un bouleversement irréversible sur le paysage français. Saisie par le sujet, Laure Quoniam, étudiante en architecture aux Beaux-Arts de Paris à la fin de cette période, éprouve la nécessité de réconcilier l’acte de bâtir avec son ancrage dans le paysage. La découverte du métier balbutiant d’architecte paysagiste lui ouvre une voie. Après une formation aux États-Unis et des rencontres décisives, elle mène un premier projet d’espace public marquant : la réhabilitation du site du pont du Gard. Ce projet complexe la conduira à développer son agence, qui interviendra sur des lieux patrimoniaux, des parcs publics ou des jardins privés. Être architecte paysagiste, c’est, à ses yeux, s’appuyer sur les éléments environnementaux d’un site, uniques à chaque contexte, et tirer profit des émotions qu’il offre en tenant compte de la dimension temporelle imposée par la nature. « La création paysagère, c’est construire des tableaux dans l’espace comme un architecte avec une sensibilité de peintre. »

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L'Édito

Sur la ligne de crête

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Edito du 4 juillet 2019

Montée en charge, passage à l’échelle, “scalabilité”… Le succès des entreprises repose moins sur la conception de solutions nouvelles que sur leur capacité à les déployer. Martingale génétique des entreprises industrielles, c’est aussi, parfois de manière plus critique, celle des entreprises de l’ère digitale, les start-up. Cette course à la taille structure la vie économique, celle des marchés et celle des organisations. En déployant des solutions de façon massive, elle laisse des interstices ouverts, lesquels permettent le développement de niches…

La grande échelle et la singularité ne font pas bon ménage. Leur conciliation apparaît pourtant comme l’un de nos plus grands défis. Il n’est qu’à considérer la question de l’emploi pour nous en convaincre, et cette contradiction dramatique, pour reprendre les mots d’André Dupon, de la cohabitation d’un important besoin d’emplois et de l’absence de réponses pour les laissés-pour-compte. Le traitement de l’insertion n’a pas échappé à la règle de l’approche industrielle, se montrant incapable de prendre en compte la multitude des singularités derrière la masse des laissés-pour-compte. Avec un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros, Vitamine T relève ce défi de l’insertion à grande échelle, tout en conciliant aussi action sociale et initiative économique.

La prévention, dans la santé, soulève le même type de défi. Les approches de mass média ont toujours donné lieu à des échecs. Le groupe VYV a fait le pari de la révolution de la prévention. Dans son cas, le traitement de la singularité à grande échelle – VYV touche 10 millions de personnes – se fait dans la combinaison d’une solution numérique et d’une plateforme téléphonique. Des processus et de l’humain.

Même articulation fine entre des processus et de l’humain chez le fonds d’investissement Kima Ventures, lequel est capable de traiter trente projets par jour et de s’engager dans une centaine de start-up chaque année pour s’affirmer comme “le business angel le plus actif au monde”. Modèle industriel, certes, mais avec une équipe de seulement trois personnes. En s’appuyant sur des processus très précis, elle parie sur des interstices et la capacité d’équipes à réussir le passage à l’échelle, dans un modèle qui mêle efficacité et bienveillance.

Singularité et grande échelle, action sociale et initiative économique, efficacité et bienveillance… Les lignes de crête sont des voies difficiles à tenir, mais prometteuses dans leur capacité à relever les défis entrepreneuriaux ou sociaux. Pour Heliatek, l’enjeu est double. L’entreprise entend contribuer au grand défi environnemental en s’appuyant sur des films photovoltaïques moins contraignants et plus vertueux que les panneaux solaires. Sur le plan entrepreneurial, il s’agit de trouver une place dans les nombreux interstices laissés par les panneaux solaires. Sa ligne de crête consiste à concilier l’industrialisation et l’adaptation de sa solution à des contextes variés.

Le projet de Valeo en Chine implique aussi de marcher sur deux jambes : être mondial et faire partie de l’écosystème chinois. Un écosystème caractérisé par la vitesse affolante de transformations qui vont faire passer le pays du statut d’usine du monde à celui de laboratoire du monde et qui la remettront en son centre. Sa capacité à concilier industrie et conception, masse et créativité, étatisme et entrepreneuriat y seront pour beaucoup. De la force du yin et du yang pour maîtriser les lignes de crêtes…

Thomas Paris

Édito du Journal de l'École de Paris du management n° 138

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Prochaines séances - Tout voir

Intelligence artificielle : enquête sur un sujet de tous les soupçons

Séminaire Transformations numériques


Par

<em>Brut</em> et le vertige de l’information

Séminaire Création


Par

Le Lavoir Moderne&nbsp;: industrialiser le pressing des particuliers

Séminaire Aventures industrielles


Par

Le management du groupe Ana Bell, l'obsession du partage

Séminaire Économie et sens


Par

  • Luc BELLIÈRE, Gérant d'Ana Bell Group, président de Sofraser

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Le journal

Sur la ligne de crête

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N°138 | juillet/août 2019

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Ouvrages

Idées – Tome II

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Par Claude Riveline

À travers sa page Idées, publiée dans Le Journal de l’École de Paris du management depuis sa création en 1997, Claude Riveline nous fait part de ses réflexions éclairantes et malicieuses sur le management. Tout comme celles du premier tome, paru en 2006, les Idées de ce second tome sont à découvrir ou redécouvrir à la lumière du monde actuel.
 

Pour commander cet ouvrage ou pour tout renseignement, merci de nous envoyer un mail à l'adresse contact@ecole.org

Tarifs
Idées Tome II, version papier + numérique : 10 € + frais de port*

Offre spéciale : Idées Tome I + Idées Tome II (papier + numérique) : 15 € + frais de port*
Idées Tome II, version numérique (formats disponibles : PDF, EPUB et MOBI) : 7 €

* Frais de port : 5€ pour 1 à 2 exemplaires – à partir de 3 exemplaires et pour les envois à l'étranger, merci de nous contacter.

 

 

Ouvrages

Prise de parole

1701 orateurs sont intervenus depuis la création des séances de l'École de Paris. Voici un aperçu de nos prochains invités :

Pierre BLANC

Associé fondateur d’Athling

9 septembre 2019

Intelligence artificielle : enquête sur un sujet de tous les soupçons

Guillaume LACROIX

Fondateur et CEO, Brut

10 septembre 2019

Brut et le vertige de l’information

Alphadio OLORY-TOGBE

Directeur associé de Lavoir Moderne Holding

26 septembre 2019

Le Lavoir Moderne : industrialiser le pressing des particuliers

Luc BELLIÈRE

Gérant d'Ana Bell Group, président de Sofraser

2 octobre 2019

Le management du groupe Ana Bell, l'obsession du partage

Eva AZOULAY

Vice-présidente RH, directrice du Talent Acquisition, groupe L’Oréal

7 octobre 2019

L'intelligence artificielle pour diversifier les recrutements chez l'Oréal

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