• Journal n°125 mai/juin 2017

    L'entreprise de vos rêves

  • Kamet, un start-up studio créé par AXA pour réinventer l'assurance

    Lundi 19 juin 2017 | 17H30 - 19H30 Séminaire Transformations numériques

    Les grands groupes déclarent tous vouloir investir l’écosystème des start-up, pour y découvrir à la fois des modèles en rupture mais aussi d’autres méthodes de travail, des partenaires différents et des investissements d’avenir. Pour y parvenir, ils investissent désormais presque tous dans des incubateurs et/ou des fonds d’investissement… Le groupe AXA, lui, cherche une voie plus originale au travers de Kamet, une filiale très indépendante, présentée comme un start-up studio doté de 100 millions d’euros, et confiée à Stéphane Guinet, ancien entrepreneur (Assurland.com) et ancien membre du comité exécutif du Groupe (AXA Global Direct). Dans un processus très sélectif, organisé autour de cycles courts (sprints), Kamet, qui dispose d’accès aux ressources du groupe AXA, s’entoure de serial entrepreneurs aguerris en vue d’inventer et de mettre en œuvre des modèles disruptifs de l’écosystème de l’assurance, qui sont dès le départ majoritairement la propriété du groupe AXA.

  • Transposer à l'échelle nationale des innovations sociales nées dans les territoires ?

    Mercredi 07 juin 2017 | 9h00 - 11h30 Séminaire Économie et sens

    On observe aujourd’hui une multiplication des initiatives locales : emploi et insertion, développement durable, service à la personne, développement économique, santé, lutte contre la déscolarisation… L’École de Paris du management en a ainsi étudié des exemples enthousiasmants. Pour Emmanuel Dupont, du CGET (qui regroupe les anciennes activités de la DATAR  et de la politique de la Ville), elles inventent les réponses aux défis actuels, mais restent souvent confinées à leurs territoires : le passage à une échelle supérieure soulève des problèmes que les entreprenants locaux ne peuvent résoudre seuls et leur fait craindre une dénaturation de leurs projets. Pourtant, ne faut-il pas tirer parti de ce foisonnement pour réinventer, tant sur le fond que dans la forme, des politiques publiques nationales à bout de souffle ? Ce n’est pas la bonne volonté qui manque, mais les dispositifs pour ajuster les logiques locales et nationales, et inventer de nouvelles manières de faire. C’est à quoi travaille le CGET.

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Thales Design Center : une application concrète du design thinking


Depuis la création de la d.school de l’université de Stanford en 2005, le design thinking a suscité de nombreuses initiatives à travers le monde. Thales s’y engage en 2009 et démarre une collaboration avec Stanford. Celle-ci suscite un engouement suffisant pour créer le premier design center au sein de Thales Université, véritable d.school interne qui se démultipliera en un réseau mondial : Jouy-en-Josas, Bordeaux, Brest, Glasgow, Londres, Stuttgart, Singapour. Fort de ce début “d’industrialisation”, Didier Boulet analyse les ingrédients de la réussite et l’illustre par des exemples concrets de projets issus de ces design centers.

L'audace de faire simple : les leçons de la Kwid, véhicule indien de Renault-Nissan


L’on considère habituellement que l’innovation passe par la sophistication des produits ou l’incorporation de technologies pointues, et qu’elle naît dans les pays avancés avant d’être dérivée dans les pays en développement. La Kwid rompt avec ces codes. Devant être conçue et fabriquée en Inde par des Indiens pour concurrencer les modèles les moins chers du marché, elle impliquait de tout réinventer. Si son design devait être attractif, tous les choix techniques devaient aller au moins cher. La simplicité a été recherchée jusque dans les moindres détails, souvent en dépit des standards. Pour imposer ces orientations iconoclastes aux maisons mères, il fallait s’appuyer sur un directeur de projet charismatique et une organisation ultra-réactive. Une histoire trop singulière pour faire école ? À moins qu’elle ne dessine une stratégie pour des entreprises globales : partir des exigences de frugalité des marchés émergents pour inventer des solutions qui se propagent ensuite dans le monde.

Le Comté AOP : une réussite collective au cœur du territoire


Alors qu’une crise sans précédent secoue le secteur laitier européen, la filière Comté fait figure d’exception. Le lait y est correctement rémunéré, tous les opérateurs de la filière investissent, entraînant ainsi un cercle vertueux de croissance durable. En moins de trente ans, le Comté a plus que doublé sa production pour atteindre 65 000 tonnes tout en créant de la valeur partagée. Ainsi, la filière a su offrir un produit d’excellence aux consommateurs, dynamiser des zones rurales en maintenant des emplois, préserver des savoir-faire, protéger l’environnement. Les clés du succès : des règles strictes sur les conditions de production, une maîtrise parfaite des volumes commercialisés et une politique de communication collective ambitieuse. Cela suppose, de la part des acteurs de la filière, un fort engagement au service de l’intérêt général, le tout dans une vision de long terme. Une savante alchimie !

La transformation digitale du groupe Amaury


La presse quotidienne papier a-t-elle encore un avenir ? Face à une information désormais devenue instantanée du fait des réseaux sociaux, le métier de journaliste change, les publicitaires se tournent vers d’autres médias et les grands groupes de presse doivent repenser en profondeur leur modèle économique. Alors que Le Parisien perd de l’argent depuis vingt-cinq ans et que L’équipe décline doucement, la patronne du groupe Amaury demande à un industriel de s’attaquer à l’ordre établi et à la culture traditionnelle afin de désormais faire vivre son entreprise dans le nouvel écosystème digital. Six ans plus tard, les titres du Groupe ont renoué avec les bénéfices et les journalistes se sont ouverts à la maîtrise des outils numériques ainsi qu’à de nouveaux modes d’expression.

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Prochaines séances - Tout voir

Transposer à l'échelle nationale des innovations sociales nées dans les territoires ?

Séminaire Économie et sens


Par

  • Emmanuel DUPONT, Responsable de la recherche et de l’innovation, Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET)
Kamet, un <em>start-up studio</em> créé par AXA pour réinventer l'assurance

Séminaire Transformations numériques


Par

Un fonds de capital-risque dédié à la chimie du renouvelable

Séminaire Ressources technologiques et innovation


Par

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L'Édito

Concilier compétitivité et solidarité

  • -

Edito du 17 mars 2017

Notre débat “L'inutilité, fléau moderne” a montré qu'il fallait concilier compétitivité et solidarité. 

Compétitivité pour faire en sorte que les productions de biens et services exposées à la concurrence internationale résistent à la pression, et même se développent. Elles sont en effet pourvoyeuses d'emplois directs et indirects et créatrices de richesses économiques. 

Solidarité, car les entreprises sont loin de pouvoir employer tout le monde. Il faut donc développer les productions de biens et services enracinées localement. On en connaît déjà : artisanat, commerce, TPE, administrations, services de santé, Économie sociale et solidaire, etc. Mais elles ne suffisent pas puisqu'il reste encore beaucoup d'inactifs. Si l'on veut éviter que l'inactivité menace la paix civile, il faut donc inventer de nouvelles solidarités et des mécanismes pour rendre finançables des activités utiles mais délaissées, comme dans l'opération territoires zéro chômeurs de longue durée. 

L'École de Paris se veut un lieu où les idées et les expériences nouvelles sont repérées et débattues. Elle a déjà abondamment montré, au rebours des idées reçues, qu'on peut être compétitif sans vivre en enfer et solidaire tout en étant efficace.  

Michel Berry

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Ouvrages

La course à l'innovation, la saga d'Antonio Molina

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Par Luc Hossepied

À l’heure où la métropole lilloise et la nouvelle région des Hauts-de-France veulent s’affirmer comme territoires créatifs et innovants, au rendez-vous du développement durable et de la Troisième Révolution Industrielle, il est un patron – jusqu’ici discret – qui dit « Chiche ! » : Antonio Molina. Avec son programme Verem, il veut faire de la métropole lilloise la capitale mondiale des matériaux complexes. Président du groupe de peinture Mäder et du pôle de compétitivité Matikem, le pôle des matériaux, de la chimie verte et de l’innovation, Antonio Molina a un parcours professionnel atypique. Nous suivons ici son parcours sans faute, ses engagements, ses valeurs ; nous découvrons un ingénieur et un financier. Trop beau ? En acceptant la présidence du pôle Matikem, Antonio Molina veut y appliquer les recettes qui lui ont réussi dans le groupe Mäder : recherche, innovation, partenariat université / entreprise. Dans une région marquée par les mutations du xxe siècle, des hommes comme Antonio Molina sont précieux. Son programme Verem articule les enjeux de l’innovation, de la compétitivité et de l’équité territoriale. Tout ce qu’il aime !

 

Ouvrages

Prise de parole

1576 orateurs sont intervenus depuis la création des séances de l'École de Paris. Voici un aperçu de nos prochains invités :

Emmanuel DUPONT

Responsable de la recherche et de l’innovation, Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET)

07 juin 2017

Transposer à l'échelle nationale des innovations sociales nées dans les territoires ?

David SIMONNET

PDG d’Axyntis

13 juin 2017

Axyntis : bâtir un leader de la chimie fine en voyant loin

Stéphane GUINET

Directeur général de Kamet

19 juin 2017

Kamet, un start-up studio créé par AXA pour réinventer l'assurance

Denis LUCQUIN

Président de Sofinnova Partners

20 juin 2017

Un fonds de capital-risque dédié à la chimie du renouvelable

Éric SCOTTO

Président cofondateur d’Akuo Energy

28 juin 2017

Énergies renouvelables, financement durable et projets de territoires