• Agir pour le développement durable de façon probante, ciblée et mesurable

    Mercredi 3 juin 2020 | 10h00 - 12h00 Séminaire Économie et sens

    Créé en septembre 2017, le groupe VYV, premier acteur de santé et protection sociale en France (45 000 collaborateurs et 11 millions de personnes protégées), a décidé d’être un entrepreneur du mieux-vivre et s’engage dans une politique de développement durable probante et mesurable. Il a confié à Florence Morgen le soin d’en définir les modalités. Après plusieurs expériences inspirantes dans une trajectoire atypique, elle fait en sorte que le développement durable ne se réduise pas, comme trop souvent, à de l’affichage. Partant des 17 objectifs du développement durable (ODD) de l’ONU, elle a étudié sur quels leviers pouvait agir le groupe VYV par ses diverses activités. Sur les 169 cibles d’action des 17 ODD, 50 ont été retenues pour mettre en place un modèle permettant d’intégrer le développement durable dans les pratiques métier de façon mesurable et suivie, et pour ainsi faire du groupe VYV un acteur de référence en la matière.

  • Journal n°143 Mai / Juin 2020

    Un monde de flux

  • Faire que la magie opère... Le délicat processus de production d'un opéra

    Mardi 9 juin 2020 | 10h00 - 12h00 Séminaire Création

    D’un côté, une équipe artistique invitée à exprimer une vision originale d’une œuvre. De l’autre, le formidable outil d’une belle maison d’opéra, avec son histoire, sa notoriété, ses équipes capables de traduire cette vision en costumes, en décors, en lumières… Un beau mariage qui permet, au lever de rideau, à la magie d’opérer encore. Son aboutissement tient pourtant du miracle. La créativité des équipes artistiques doit s’accorder avec les contraintes de la maison d’opéra : tout y est réglementé, les coûts peuvent s’envoler, les rapports de pouvoir sont importants. Un opéra est une montagne de complexité : celle de la coordination en direct de différentes composantes et d’une préparation orientée sur une date de première inscrite dans le marbre, mobilisant des artistes aux agendas impossibles. Au cœur de cette complexité, la direction de production s’efforce de traduire chaque décision artistique dans la réalité de l’organisation interne. Pour que la magie finisse par opérer.

  • Saint-Nazaire croit en son avenir industriel

    Modeste port de pêche jusqu’au milieu du XIXe siècle, Saint-Nazaire devient le berceau de transatlantiques de légende comme le France et le Normandie. Après les difficultés rencontrées dans les années 2000, Saint-Nazaire est à nouveau en plein essor, aussi bien du côté des chantiers navals que de l’aéronautique, également présente sur ce territoire, de même que beaucoup d’autres industries d’assemblage de produits de grande dimension, grâce à la proximité du port. Ses deux activités principales étant cependant cycliques, Saint-Nazaire doit préparer l’avenir en se diversifiant. Par ailleurs, la création de 14 % d’emplois supplémentaires dans le secteur privé entre 2008 et 2018 n’a pas permis de résorber complètement le chômage, qui reste élevé (7,6 %) alors même que 2 000 emplois sont vacants. Les acteurs locaux se sont regroupés, dans le cadre du programme Territoires d’industrie, pour lancer d’ambitieux projets destinés notamment à soutenir la création d’entreprises et à aider les fournisseurs à se pérenniser, ou encore à mutualiser les investissements en intelligence artificielle afin d’améliorer la synchronisation, maître-mot chez les assembleurs et systémiers. Industriels et institutionnels parviennent à travailler ensemble sur ce territoire dont la particularité est la dimension des produits fabriqués, les amenant à parler de territoire XXL.

  • Tête chercheuse


    « La crise du Covid-19 montre que la société n'est pas faite que d'économie, qu'il y a beaucoup d'acteurs qui jouent un rôle important dans la vie sociale et il faudra désormais le prendre en compte. »

    Extrait de l'interview de Michel Berry dans le cadre de la série Les Initiants de Benjamin Gérard, disponible en podcast en cliquant ici.

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Saint-Nazaire croit en son avenir industriel


Modeste port de pêche jusqu’au milieu du XIXe siècle, Saint-Nazaire devient le berceau de transatlantiques de légende comme le France et le Normandie. Après les difficultés rencontrées dans les années 2000, Saint-Nazaire est à nouveau en plein essor, aussi bien du côté des chantiers navals que de l’aéronautique, également présente sur ce territoire, de même que beaucoup d’autres industries d’assemblage de produits de grande dimension, grâce à la proximité du port. Ses deux activités principales étant cependant cycliques, Saint-Nazaire doit préparer l’avenir en se diversifiant. Par ailleurs, la création de 14 % d’emplois supplémentaires dans le secteur privé entre 2008 et 2018 n’a pas permis de résorber complètement le chômage, qui reste élevé (7,6 %) alors même que 2 000 emplois sont vacants. Les acteurs locaux se sont regroupés, dans le cadre du programme Territoires d’industrie, pour lancer d’ambitieux projets destinés notamment à soutenir la création d’entreprises et à aider les fournisseurs à se pérenniser, ou encore à mutualiser les investissements en intelligence artificielle afin d’améliorer la synchronisation, maître-mot chez les assembleurs et systémiers. Industriels et institutionnels parviennent à travailler ensemble sur ce territoire dont la particularité est la dimension des produits fabriqués, les amenant à parler de territoire XXL.

Vieille institution désargentée… et follement créative : ladies and gentlemen, la BBC !


Auntie, c’est le surnom qu’on lui donne parfois. C’est dire si la BBC est une institution au Royaume-Uni, où elle touche 91 % de la population. Une vieille institution qui s’apprête à fêter son centenaire et qui, à l’heure où la notion d’audiovisuel public pose question partout, subit son lot de coupes budgétaires et de réductions d’effectifs. Vieille institution désargentée régulièrement remise en cause… Et pourtant, la BBC est un modèle d’excellence et de créativité rayonnant dans le monde, dans un spectre très large qui va de l’émergence de talents dans la musique à la production de documentaires animaliers admirés, en passant par l’émission de référence du monde automobile depuis quarante ans et par le virage réussi des séries modernes. Étonnant paradoxe qui tient à plusieurs éléments : son histoire, qui rend la BBC solide face aux attaques, son rapport à l’audience, ou encore une culture de la prise de risques, du perfectionnement et d’une certaine acception du service public…

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L'Édito

Un monde de flux

  • -

Edito du 18 mai 2020

La crise du Covid-19 a agi comme un agent de contraste, ces substances utilisées en imagerie médicale pour mettre en exergue des structures anatomiques. Le nouveau coronavirus a révélé les flux qui structurent le monde. Ou plutôt, il a révélé leur complexité à travers notre incapacité à endiguer rapidement sa propagation. Flux de personnes, de marchandises, d’objets quotidiens, contacts interindividuels… La quête des patients “zéro” et des chaînes de transmission comme l’évolution des recommandations sanitaires – les gestes barrières – traduisaient la recherche des voies de propagation du virus en même temps que la révélation pas à pas de l’écheveau complexe qui structure notre monde.

Le monde est fait de flux, à différentes échelles.

L’échelle mondiale, d’abord. Le commerce international tourne autour de voies d’échange, au premier rang desquelles les 55 000 bateaux qui sillonnent les mers du globe en permanence pour transporter 90 % de ce que nous consommons. Par les bateaux de compétition qu’il conçoit depuis trente-six ans, l’architecte naval Marc Van Peteghem a tout gagné. Sensibilisé aux enjeux environnementaux, il a réorienté ses compétences pour les mettre au service du virement de bord qu’il s’agit d’impulser à notre monde, en travaillant à la décarbonation du transport maritime.

Les systèmes de paiement sont les infrastructures de nos échanges. L’Afrique est en passe de se transformer par le développement d’un système de paiement par le téléphone mobile qui s’avère très adapté au contexte du continent. Si Orange Money disparaissait dans un pays comme le Mali, indique Marc Rennard, le pays s’immobiliserait.

Le déploiement du numérique s’est accompagné de la montée en puissance des plateformes, carrefours ou aiguilleurs des flux d’information. Elles opèrent dans le monde virtuel, mais impactent aussi le monde physique. Dans l’industrie, les plateformes se déploient et entraînent une révolution qui se traduit, chez Airbus, par des gains de productivité à deux chiffres, et chez GRTgaz, par une plus grande efficacité dans le transport énergétique, un autre élément constitutif des flux du monde.

Les mobilités des personnes évoluent radicalement, en même temps que les villes. Au cœur de ces mutations, l’industrie automobile est confrontée à un défi de taille, que certains acteurs, comme Renault et Valeo, ont pris à bras-le-corps. Ces transformations impliquent une réorganisation de nombreux flux : de l’énergie, avec la perspective d’utiliser les batteries comme solution de stockage pour les énergéticiens, jusqu’aux collaborations entre acteurs, sur l’innovation par exemple.
Au niveau territorial, La Poste s’est imposée comme un réseau de nœuds autour desquels s’orchestre un flux permanent, incarné par la figure du facteur. Alors que le courrier et la presse, vecteurs de cohésion sociale, perdent du terrain, elle cherche à se réinventer sur ce maillage territorial et se redécouvre un rôle essentiel dans les services à la personne.

Bateaux, informations, argent physique ou virtuel, individus sont engagés dans une farandole effrénée. Le ralentissement provoqué par le Covid-19 nous a fait basculer dans un régime nouveau, qui s’apparentait à une mise en arrêt du monde, à tel point surréaliste qu’elle a pu conduire le président de la République française, dans un même discours, à expliquer à ses concitoyens comment se laver les mains et à « interroger le modèle dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies ». Interroger ce modèle est d’autant plus important qu’il l’est déjà dans les faits, par la transformation de fond qui touche son épine dorsale – les flux – dans ses différentes échelles. 


Thomas Paris

Édito du Journal de l'École de Paris du management n° 143

 

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Par

Faire que la magie opère... Le délicat processus de production d'un opéra

Séminaire Création


Par

  • Aurore AUBOUIN, Responsable de production artistique, théâtre royal de la Monnaie, Bruxelles
De la négociation à la relation, refonder le rôle des acheteurs

Séminaire Vie des affaires


Par

Le Grand Chalon s’illustre dans l’art d’entraîner

Séminaire Aventures industrielles


Par

  • Isabelle LAUGERETTE, Secrétaire générale de l’UIMM 71
  • Jean-Claude LAGRANGE, Vice-président de la région Bourgogne Franche-Comté, en charge du développement économique, de la nouvelle croissance et de l’emploi
  • Patrice DI ILIO, Chef d’établissement Framatome

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Le journal

Un monde de flux

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N°143 | Mai / Juin 2020

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Ouvrages

Idées – Tome II

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Par Claude Riveline

À travers sa page Idées, publiée dans Le Journal de l’École de Paris du management depuis sa création en 1997, Claude Riveline nous fait part de ses réflexions éclairantes et malicieuses sur le management. Tout comme celles du premier tome, paru en 2006, les Idées de ce second tome sont à découvrir ou redécouvrir à la lumière du monde actuel.
 

Pour commander cet ouvrage ou pour tout renseignement, merci de nous envoyer un mail à l'adresse contact@ecole.org

Tarifs
Idées Tome II, version papier + numérique : 10 € + frais de port*

Offre spéciale : Idées Tome I + Idées Tome II (papier + numérique) : 15 € + frais de port*
Idées Tome II, version numérique (formats disponibles : PDF, EPUB et MOBI) : 7 €

* Frais de port : 5€ pour 1 à 2 exemplaires – à partir de 3 exemplaires et pour les envois à l'étranger, merci de nous contacter.

 

 

Ouvrages

Prise de parole

1746 orateurs sont intervenus depuis la création des séances de l'École de Paris. Voici un aperçu de nos prochains invités :

Florence MORGEN

Directrice du développement durable du groupe VYV

3 juin 2020

Agir pour le développement durable de façon probante, ciblée et mesurable

Aurore AUBOUIN

Responsable de production artistique, théâtre royal de la Monnaie, Bruxelles

9 juin 2020

Faire que la magie opère... Le délicat processus de production d'un opéra

Damien TEROUANNE

Ancien directeur des achats, ENGIE

12 juin 2020

De la négociation à la relation, refonder le rôle des acheteurs

Patrice DI ILIO

Chef d’établissement Framatome

16 juin 2020

Le Grand Chalon s’illustre dans l’art d’entraîner

Jean-Claude LAGRANGE

Vice-président de la région Bourgogne-Franche-Comté, en charge du développement économique, de la nouvelle croissance et de l’emploi

16 juin 2020

Le Grand Chalon s’illustre dans l’art d’entraîner

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