• Comment les Voisins Malins changent la vie collective

    Mercredi 07 mars 2018 | 9h00 - 11h30 Séminaire Économie et sens

    Anne Charpy découvre au Chili l'énergie de femmes de quartiers pauvres pour créer des activités et une vie sociale riche. Pensant qu'il peut en être de même dans nos quartiers difficiles, elle fonde en 2010 une association sur une idée simple : un "voisin malin" fera du porte-à-porte avec, toujours, une préoccupation pratique - discuter du gardiennage, conseiller sur les accès aux soins, réduire la facture d'énergie, etc. Parce que les sujets sont concrets et utiles, et que l'on fait confiance à un voisin mandaté par un bailleur social, la mairie ou encore une entreprise d'énergie, les portes s'ouvrent, et l'on peut aborder bien d'autres problèmes qui soucient les habitants. L'association comprend aujourd'hui une centaine de voisins malins aux profils étonnants, salariés en CDI entre 15 et 20 heures par mois, treize managers locaux et sept personnes en support, et croît de 50 % par an. On verra la magie de ce dispositif pour créer des relations de confiance et sa finesse de management.

  • Voyage dans la politique culturelle à Nantes

    Séminaire Création

    Les Allumées, le Lieu unique, Estuaire, le Voyage à Nantes… Depuis trente ans, Nantes mène une politique culturelle innovante et ambitieuse qui a fait sortir l’art et la culture de ses prés carrés usuels pour les amener au coeur de la cité et du territoire. Cette politique, qui a contribué à transformer l’image de la ville, sa vie quotidienne et son économie, est le résultat d’une conjonction rare : une longévité dans l’engagement politique pour la culture, mais aussi le parcours et la place d’un homme. Directeur de scènes nationales, enfant de la démocratisation culturelle, Jean Blaise est allé hors les murs par conviction que les lieux institutionnels n’assuraient pas une accessibilité suffisante de la culture. Le territoire est devenu son terrain de jeu, un objet complexe qu’il a fallu comprendre et apprivoiser pour parvenir à y développer les projets les plus fous.

  • Journal n°129 janvier/février 2018

    Réconcilier les futurs

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Le maillon manquant : une gouvernance appropriée des territoires


Millefeuille et tuyaux d’orgue ! Le capitaine Haddock n’aurait pas dit mieux en découvrant l’imbroglio administratif français. Face à l’État, centralisé depuis des siècles, les efforts de décentralisation peinent à porter leurs fruits. Les régions, puis les super-régions, ont recouvert les départements sans s’y substituer, les communes et les intercommunalités rivalisent avec les métropoles et l’Europe surplombe le tout. Si les grandes entreprises disposent de légions de juristes pour les guider dans ce labyrinthe, les PME et les TPE innovantes s’y épuisent et renoncent parfois aux aides et subventions auxquelles elles pourraient prétendre. Il manque donc un maillon dans cette chaîne, nous explique Brigitte Thieck, qui permette de construire du bien commun entre les divers acteurs tout en donnant du sens à leurs actions.

Voyage dans la politique culturelle à Nantes


Les Allumées, le Lieu unique, Estuaire, le Voyage à Nantes… Depuis trente ans, Nantes mène une politique culturelle innovante et ambitieuse qui a fait sortir l’art et la culture de ses prés carrés usuels pour les amener au coeur de la cité et du territoire. Cette politique, qui a contribué à transformer l’image de la ville, sa vie quotidienne et son économie, est le résultat d’une conjonction rare : une longévité dans l’engagement politique pour la culture, mais aussi le parcours et la place d’un homme. Directeur de scènes nationales, enfant de la démocratisation culturelle, Jean Blaise est allé hors les murs par conviction que les lieux institutionnels n’assuraient pas une accessibilité suffisante de la culture. Le territoire est devenu son terrain de jeu, un objet complexe qu’il a fallu comprendre et apprivoiser pour parvenir à y développer les projets les plus fous.

Tisser des fils et tisser des liens


Lorsqu’il revient dans son pays, en 1997, pour reprendre Les Tissages de Charlieu (LTC), Éric Boël veut donner de l’avenir à une activité de tissage multiséculaire ravagée par la concurrence chinoise. Ce sera en produisant du tissu jacquard de haute qualité et en jouant la carte de la créativité : huit cents créations voient le jour chaque mois. LTC devient aussi un lieu d’épanouissement qui favorise les échanges et les initiatives – trois start-up ont été créées en interne pour développer des idées de salariés –, ainsi que l’insertion, la formation et le partage des bénéfices (dont 25 % sont distribués au personnel). Tout cela en développant une politique RSE ambitieuse. En vingt ans, il montre qu’efficacité et humanisme peuvent aller de pair : avec une croissance de 15 %, un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros et un bénéfice d’1 million d’euros, LTC affiche des résultats étonnants pour le secteur. L’entreprise a par ailleurs reçu, fin 2016, le prix Philibert Vrau, remis par le mouvement des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens.

 

Savoir réformer


À l’affirmation selon laquelle la France et ses grandes entreprises publiques seraient irréformables, Jean-Paul Bailly rétorque qu’aucun changement n’est impossible dès lors qu’il est compris. Et pour cause, successivement PDG de la RATP puis de La Poste, réputées promptes à se mettre en grève, il est parvenu à mener à bien plusieurs transformations de grande ampleur, sans traumatisme. Dans son essai Réformez ! par le dialogue et la confiance, publié sous forme de témoignage chez Descartes & Cie en septembre 2016 et préfacé par Emmanuel Macron, il identifie les éléments fondamentaux qui devraient présider à toute conduite du changement, tant en entreprise que dans la vie publique en général : une bonne gestion du temps, une vision stratégique clairement expliquée, une organisation décentralisée et l’instauration d’un “dialogue confiant”. 

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Réconcilier les futurs

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N°129 | janvier/février 2018

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L'Édito

Concilier compétitivité et solidarité

  • -

Edito du 17 mars 2017

Notre débat “L'inutilité, fléau moderne” a montré qu'il fallait concilier compétitivité et solidarité. 

Compétitivité pour faire en sorte que les productions de biens et services exposées à la concurrence internationale résistent à la pression, et même se développent. Elles sont en effet pourvoyeuses d'emplois directs et indirects et créatrices de richesses économiques. 

Solidarité, car les entreprises sont loin de pouvoir employer tout le monde. Il faut donc développer les productions de biens et services enracinées localement. On en connaît déjà : artisanat, commerce, TPE, administrations, services de santé, Économie sociale et solidaire, etc. Mais elles ne suffisent pas puisqu'il reste encore beaucoup d'inactifs. Si l'on veut éviter que l'inactivité menace la paix civile, il faut donc inventer de nouvelles solidarités et des mécanismes pour rendre finançables des activités utiles mais délaissées, comme dans l'opération territoires zéro chômeurs de longue durée. 

L'École de Paris se veut un lieu où les idées et les expériences nouvelles sont repérées et débattues. Elle a déjà abondamment montré, au rebours des idées reçues, qu'on peut être compétitif sans vivre en enfer et solidaire tout en étant efficace.  

Michel Berry

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Ouvrages

La course à l'innovation, la saga d'Antonio Molina

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Par Luc Hossepied

À l’heure où la métropole lilloise et la nouvelle région des Hauts-de-France veulent s’affirmer comme territoires créatifs et innovants, au rendez-vous du développement durable et de la Troisième Révolution Industrielle, il est un patron – jusqu’ici discret – qui dit « Chiche ! » : Antonio Molina. Avec son programme Verem, il veut faire de la métropole lilloise la capitale mondiale des matériaux complexes. Président du groupe de peinture Mäder et du pôle de compétitivité Matikem, le pôle des matériaux, de la chimie verte et de l’innovation, Antonio Molina a un parcours professionnel atypique. Nous suivons ici son parcours sans faute, ses engagements, ses valeurs ; nous découvrons un ingénieur et un financier. Trop beau ? En acceptant la présidence du pôle Matikem, Antonio Molina veut y appliquer les recettes qui lui ont réussi dans le groupe Mäder : recherche, innovation, partenariat université / entreprise. Dans une région marquée par les mutations du xxe siècle, des hommes comme Antonio Molina sont précieux. Son programme Verem articule les enjeux de l’innovation, de la compétitivité et de l’équité territoriale. Tout ce qu’il aime !

 

Ouvrages

Prise de parole

1621 orateurs sont intervenus depuis la création des séances de l'École de Paris. Voici un aperçu de nos prochains invités :

Anne CHARPY

Fondatrice et directrice de VoisinMalin

07 mars 2018

Comment les Voisins Malins changent la vie collective

Pierre-Henri LEROY

Président de Proxinvest

09 mars 2018

Proxinvest ou la recherche d'un actionnariat vigilant

Hervé CONSTANT

DSI GRTgaz

12 mars 2018

L’audace d'un DSI : disrupter sa fonction pour mieux accompagner l'entreprise

Bernard KUDLAK

Cofondateur et directeur du Cirque Plume

13 mars 2018

Le paradis suspendu du Cirque Plume

Alexandre SOUVIGNET

PDG d'Alphi

15 mars 2018

Alphi : le leadership n'attend pas la taille