• Redonner du sens à l'argent

    Mercredi 02 mai 2018 | 9h00 - 11h30 Séminaire Économie et sens

    Alors que l’humanité affronte des défis inédits, l’argent règne en maître, parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.  La crise des subprime de 2008, dont nous peinons à sortir, l’a révélé. Apprivoiser l’argent, voilà un grand enjeu pour notre temps. Il a fait l’objet d’un colloque à Cerisy, dont les actes ont été publiés fin 2016. L’argent est un bon serviteur, mais un mauvais maître. Il doit être mis au service d’un projet, il ne peut pas être lui-même le projet, ce qu’il est peu à peu devenu. Comment opérer cette grande transformation nécessaire et difficile ? On s’interrogera sur la possibilité d’employer fructueusement  à cet effet la démarche du Pacte civique, fondée sur la promotion à tous les étages (les comportements personnels, le fonctionnement des organisations, les institutions et politiques publiques) des valeurs de créativité, de sobriété, de justice et de fraternité, en conjuguant  des capacités de résistance, de régulation et d’utopie.

  • Transformations numériques : premières découvertes

    Au terme de deux années riches de rencontres, parfois insolites, souvent enthousiasmantes, ce premier bilan des activités du séminaire Transformations numériques éclaire les enjeux d’entreprises, grandes ou moyennes, industrielles ou de services, confrontées aux exigences de la numérisation. Face à l’injonction de “plateformisation”, sauf à risquer de disparaître, quelles stratégies ces entreprises ont-elles déployées ? Quels leaders les ont portées ? Comment les salariés y ont-ils été associés ? Alors que l’exploration de ce nouveau monde, mouvant et incertain, continue, il semble déjà évident que, bien plus que la simple mise en oeuvre d’outils numériques, la digitalisation relève d’une culture radicalement nouvelle du management.

  • Journal n°130 mars/avril 2018

    Le temps des catalyseurs

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Transformation digitale : quand les problématiques industrielles refont surface


Logiciel, virtuel et data constituent le triptyque clé de la révolution digitale. On pourrait en déduire que les problématiques industrielles traditionnelles ne comptent plus à l’heure du digital. Pourtant, le segment prometteur des objets connectés (IoT) semble lui, au contraire, rappeler l’importance d’une conception ingénieuse, d’une fabrication rigoureuse et d’une capacité à répondre à une demande en forte croissance à l’échelle mondiale. Serial entrepreneur et inventeur multiple, Thomas Serval est devenu grâce à sa brosse à dents connectée (Kolibree) l’une des stars françaises du CES de Las Vegas. Il dirige aujourd’hui un groupe à forte croissance dont les activités de R&D, d’industrialisation et de marketing sont réparties autour du globe. Si ses méthodes managériales sont radicalement digitales, c’est-à-dire souvent inversées par rapport aux approches industrielles classiques, ses préoccupations et ses enjeux sont profondément industriels.

Entreprendre pour réaliser de nouvelles idées, aux États-Unis et en France


Jacques Souquet, mettant à profit ses expériences à l’université (Orsay et Stanford) et dans l’industrie (Thomson-CSF, Varian, CGR, ATL Ultrasound, Philips), a créé trois sociétés dans le domaine des dispositifs médicaux et tout particulièrement de l’imagerie médicale. Les deux premières ont été fondées aux États-Unis et la troisième à Aix-en-Provence. Selon lui, les différences entre les deux pays ne sont pas déterminantes : il faut partout faire preuve de la même rigueur ! L’entreprise française, SuperSonic Imagine, créée en 2005, fabrique un échographe capable d’acquérir et de traiter les images pratiquement en temps réel. Ceci permet d’accélérer le flux des patients examinés, ce qui est précieux dans un contexte de pénurie de médecins, mais a aussi pour effet d’accroître le revenu des laboratoires. Son produit est désormais homologué dans cinquante-quatre pays et a fait l’objet de plus de quatre cents publications dans des revues à comité de lecture. SuperSonic Imagine emploie cent soixante-cinq personnes, son marché connaît une forte croissance et sa marge moyenne est de 47 %.

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L'Édito

De l'entrepreneur à l'entreprenant

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Edito du 23 avril 2018

On sait depuis Schumpeter l'importance de l'entrepreneur, qui fait évoluer la société par un processus de destruction créatrice. Dans une période de mutations, on attend beaucoup de lui, on le valorise, on invente des lieux où il peut éclore, comme les incubateurs de start-up, on crée des financements pour le soutenir. C'est très bien, mais cela ne suffira pas. D'une part, les entreprises sont loin de pouvoir employer tout le monde. Résumer la vie sociale à la vie économique est alors un facteur d'exclusion qui met en péril la paix civile. Au cours des 1 300 séances de l'École de Paris, nous avons vu nombre d'acteurs qui, sans être des entrepreneurs, ont créé des activités génératrices de sens, de liens, de fiertés, d'insertion : Réseaux d'échanges réciproques de savoirs, Jardins de Cocagne, Voisins malins, gymnastique adaptée aux seniors, etc. Ils nous ont émerveillés et nous ont convaincus qu'il faut multiplier les démarches de ce type. Mais on ne peut pas dire que l'argent coule à flot dans leur domaine, ni qu'ils sont portés par le public, les médias et les politiques comme le sont les entrepreneurs.

Nous avons aussi vu, au sein de grandes organisations, des acteurs développant une énergie et une inventivité extraordinaires et prenant des risques pour rendre leur organisation plus agile et génératrice de sens : chez Michelin, chez OCP, à la Caisse d'assurance maladie des Yvelines, etc. Ce n'est pas le profit qui les guide, et pourtant ils jouent un rôle clé. Cependant, la pérennité de leurs contributions peut être fragile si leurs successeurs comprennent mal leur action et ne sont pas très attentifs à la poursuivre. 

Nous les appelons entreprenants. Il nous paraît important de mieux comprendre leur action et de les valoriser. C'est dans cet esprit que l'École de Paris lance un Manifeste des entreprenants et crée le blog du Jardin des entreprenants, qui a pour ambition d'aider à tirer des enseignements des entreprenants les plus inspirants, dans toute leur diversité.

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Redonner du sens à l'argent

Séminaire Économie et sens


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Les défis de l'entreprise d'apprenants

Séminaire Les Grands débats de l'École de Paris


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Réinventer la mobilité : une autre bataille numérique

Séminaire Transformations numériques


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Ouvrages

Rage d'exister

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Par Philippe Aubert et Sophie Jacolin

« Aujourd’hui, je prends la parole avec ce livre. Je prends la parole, pourtant jamais je n’ai prononcé le moindre mot.

De moi, on ne comprend de prime abord que le rire – je n’en suis pas avare – et, pour peu qu’on y prête attention, mes enthousiasmes et mes refus. Pour le reste, mes interlocuteurs doivent s’armer de patience et me décrypter lettre après lettre, mot après mot. Certains maîtrisent mon code : l’épellation.
Avec les autres, je coiffe ma “licorne”, un casque doté d’une antenne grâce à laquelle je parviens, au prix d’efforts, à désigner des lettres sur un panneau fixé devant mon fauteuil.

Je m’appelle Philippe Aubert, j’ai 37 ans et je suis invalide moteur cérébral athétosique – quatre mots auxquels on voudrait souvent réduire mon identité. En d’autres termes, je suis rivé à un fauteuil et j’ai besoin d’aide pour le moindre geste de la vie quotidienne : me lever, me coucher, me nourrir, faire ma toilette, lire, écrire, aller au cinéma, boire un verre avec des amis, voyager… Ceci est mon histoire, mon combat, l’expression de ma rage d’exister ! » – Philippe Aubert

 

Ce livre est né d'une séance marquante du séminaire Économie et sens, « Je serai un homme », qui nous fit découvrir le destin hors du commun de Philippe Aubert et Jackson Sintina.

 

Ouvrages

Prise de parole

1631 orateurs sont intervenus depuis la création des séances de l'École de Paris. Voici un aperçu de nos prochains invités :

Jean-Baptiste de FOUCAULD

Inspecteur général des finances, ancien commissaire général au Plan, coauteur avec Denis Piveteau, de Une société en quête de sens (Odile Jacob, 1995)

02 mai 2018

Redonner du sens à l'argent

Jean-Pierre LANDAU

Ancien sous-gouverneur à la Banque de France

02 mai 2018

Redonner du sens à l'argent

Faris DERRIJ

Vice-Président Exécutif Capital Humain, Groupe OCP

03 mai 2018

Les défis de l'entreprise d'apprenants

Hicham EL HABTI

Secrétaire Général Adjoint, Groupe OCP

03 mai 2018

Les défis de l'entreprise d'apprenants

Patrick PÉLATA

Ex-directeur général Opérations de Renault Conseiller du président de l’Alliance Renault-Nissan

14 mai 2018

Réinventer la mobilité : une autre bataille numérique