• Journal n°124 mars/avril 2017

    Garder la ligne

  • Concilier compétitivité et solidarité


    Notre débat “L'inutilité, fléau moderne” a montré qu'il fallait concilier compétitivité et solidarité. Compétitivité pour faire en sorte que les productions de biens et services exposées à la concurrence internationale résistent à la pression, et même se d&e...

  • Les quatre Everest de la création d'une marque horlogère

    Mardi 13 décembre 2016 | 8h45 - 11h00 Séminaire Création

    Un marché polarisé entre un haut de gamme classique et des marques “sport” abordables, une création ennuyeuse et conventionnelle... L’horlogerie, pour Alain Marhic, laisse la place pour une nouvelle marque, haut de gamme mais créative. D’autant qu’il a déniché un designer ultra-talentueux qui lui semble pouvoir apporter un regard neuf... sans avoir jamais dessiné de montre. L’histoire de March LA.B débute par une frustration, une envie, une rencontre et une dose d’inconscience. Car la suite, ce sera... quatre “Everest”. La création, codifiée et “surcontrainte”, est un exercice d’équilibriste pour tenter d’imposer une identité nouvelle. L’industrialisation se heurte à un marché concentré et conduit à devoir coordonner le travail d’une quinzaine d’acteurs. La distribution, focalisée sur les valeurs sûres, n’est pas à l’affût de la nouveauté. La presse est verrouillée par les grandes marques. Après sept ans, March LA.B commence néanmoins à exister dans le monde fermé de la montre.

  • L'inutilité, fléau moderne

    Lundi 05 décembre 2016 | 19h00 - 21h15 Séminaire Les Invités de l'École de Paris

    Pour Pierre-Noël Giraud, les damnés de la terre du XXIe siècle ne sont plus les ouvriers surexploités de Zola, mais les hommes inutiles, ceux qui s’entendent dire que l’on n’a pas besoin d’eux : chômeurs, travailleurs précaires, jeunes aux candidatures rejetées, paysans sans terre, etc. Ils en sont réduits à vivre de l’assistance publique ou familiale, ou survivent sans moyens d’améliorer leur sort, car ils sont enfermés dans des trappes d’inutilité dont il est impossible de sortir. Cela crée un sentiment d’injustice, de plus en plus puissant lorsque les inutiles se multiplient. Ainsi germent les phénomènes de boucs émissaires, les populismes, voire les guerres civiles. Éradiquer l’inutilité est aujourd’hui un objectif bien plus important que courir après la croissance, et cela suppose de revoir en profondeur les instruments et les usages de l’économie. Comment le thème de l’éradication de l’inutilité peut-il se traduire en programmes d’actions publiques ?

  • Connaissance client et communautés : le cocktail digital détonnant de Pernod Ricard

    Mercredi 12 avril 2017 | 17h30 - 19h30 Séminaire Transformations numériques

    Pernod Ricard gère un portefeuille unique de marques mondiales, dont chacune entretient un imaginaire fort avec ses consommateurs, parfois experts passionnés. Avec le digital, il a su se rapprocher de ses vrais clients, sans le filtre des distributeurs ou des agences de communication. Ainsi, il peut mieux les connaître et entretenir avec eux une authentique interaction au sein de communautés très actives. Après des années d’écoute client sur les réseaux sociaux, Pernod Ricard a fait émerger de ses données une cartographie à jour de l’imaginaire attaché à chaque marque dans chaque pays, des moments spécifiques de consommation, etc. Cette connaissance client affinée permet à Pernod Ricard de mener des actions marketing plus pertinentes, plus réactives et moins onéreuses : un bond en avant sur le plan marketing.

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Les quatre Everest de la création d'une marque horlogère


Un marché polarisé entre un haut de gamme classique et des marques “sport” abordables, une création ennuyeuse et conventionnelle... L’horlogerie, pour Alain Marhic, laisse la place pour une nouvelle marque, haut de gamme mais créative. D’autant qu’il a déniché un designer ultra-talentueux qui lui semble pouvoir apporter un regard neuf... sans avoir jamais dessiné de montre. L’histoire de March LA.B débute par une frustration, une envie, une rencontre et une dose d’inconscience. Car la suite, ce sera... quatre “Everest”. La création, codifiée et “surcontrainte”, est un exercice d’équilibriste pour tenter d’imposer une identité nouvelle. L’industrialisation se heurte à un marché concentré et conduit à devoir coordonner le travail d’une quinzaine d’acteurs. La distribution, focalisée sur les valeurs sûres, n’est pas à l’affût de la nouveauté. La presse est verrouillée par les grandes marques. Après sept ans, March LA.B commence néanmoins à exister dans le monde fermé de la montre.

L'inutilité, fléau moderne


Pour Pierre-Noël Giraud, les damnés de la terre du XXIe siècle ne sont plus les ouvriers surexploités de Zola, mais les hommes inutiles, ceux qui s’entendent dire que l’on n’a pas besoin d’eux : chômeurs, travailleurs précaires, jeunes aux candidatures rejetées, paysans sans terre, etc. Ils en sont réduits à vivre de l’assistance publique ou familiale, ou survivent sans moyens d’améliorer leur sort, car ils sont enfermés dans des trappes d’inutilité dont il est impossible de sortir. Cela crée un sentiment d’injustice, de plus en plus puissant lorsque les inutiles se multiplient. Ainsi germent les phénomènes de boucs émissaires, les populismes, voire les guerres civiles. Éradiquer l’inutilité est aujourd’hui un objectif bien plus important que courir après la croissance, et cela suppose de revoir en profondeur les instruments et les usages de l’économie. Comment le thème de l’éradication de l’inutilité peut-il se traduire en programmes d’actions publiques ?

De la recherche à la création d'entreprise : un potentiel considérable


Alors que la France possède un dispositif de recherche de très grande qualité, ses retombées économiques sont extrêmement faibles. Jacques Lewiner a expérimenté tous les maillons de la chaîne, depuis la recherche fondamentale jusqu’à la création d’entreprises, en passant par le dépôt de brevets. Cet homme aux multiples vies a été chercheur et directeur scientifique de l’ESPCI Paris (École supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris), a déposé une myriade de brevets dans des domaines aussi variés que les télécommunications, les capteurs ou les dispositifs d’imagerie médicale, et participé à la création de plusieurs entreprises dont Inventel, qui a conçu et commercialisé la Livebox, ou Withings, qui a ouvert le marché des objets connectés pour la santé. Fort de son expérience, il délivre un message résolument optimiste : le vent de la valorisation souffle désormais sur la France, et il suffit de peu pour débloquer les verrous qui pesaient jusque-là sur la recherche.

Grandir sans grossir, le management du groupe Vinci


Comment faire grandir une très grande entreprise sans qu’elle prenne de la “mauvaise graisse” ? Xavier Huillard, préoccupé de longue date par cette question, a fait siennes les idées de Jean-Marie Descarpentries, dans les années 1990, avec le système de “Pyramide inversée” pour donner le plus d’initiative possible à chacun : « des salariés heureux rendent les clients heureux, et des clients satisfaits font le bonheur des actionnaires », ajoutait-il. Encore fallait-il donner vie à ces beaux principes et concilier libération des initiatives et conduite d’une stratégie globale. Xavier Huillard a affiné sa manière de faire dans ses différentes fonctions, ce qui lui a permis de se convaincre des vertus de ce mode de management, qui est désormais celui du groupe Vinci (188 000 personnes dans 10 pays). Il en illustrera les mécanismes aussi bien sur l’exemple de Vinci Énergies (65 000 personnes réparties en 1 600 business units) que dans le lancement de grands ouvrages d’art ou la gestion des aéroports.

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Lippi : transformation digitale, saison 2 ?

Séminaire Aventures industrielles


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Ubériser l'État ?

Séminaire Vie des affaires


Par

  • Clément BERTHOLET, Ingénieur des mines, co-auteur de <em>Ubérisons l’État ! Avant que d’autres ne s’en chargent</em>
  • Laura LÉTOURNEAU, Ingénieur des mines, co-auteur de <em>Ubérisons l’État ! Avant que d’autres ne s’en chargent</em>

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N°124 | mars/avril 2017

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L'Édito

Concilier compétitivité et solidarité

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Edito du 17 mars 2017

Notre débat “L'inutilité, fléau moderne” a montré qu'il fallait concilier compétitivité et solidarité. 

Compétitivité pour faire en sorte que les productions de biens et services exposées à la concurrence internationale résistent à la pression, et même se développent. Elles sont en effet pourvoyeuses d'emplois directs et indirects et créatrices de richesses économiques. 

Solidarité, car les entreprises sont loin de pouvoir employer tout le monde. Il faut donc développer les productions de biens et services enracinées localement. On en connaît déjà : artisanat, commerce, TPE, administrations, services de santé, Économie sociale et solidaire, etc. Mais elles ne suffisent pas puisqu'il reste encore beaucoup d'inactifs. Si l'on veut éviter que l'inactivité menace la paix civile, il faut donc inventer de nouvelles solidarités et des mécanismes pour rendre finançables des activités utiles mais délaissées, comme dans l'opération territoires zéro chômeurs de longue durée. 

L'École de Paris se veut un lieu où les idées et les expériences nouvelles sont repérées et débattues. Elle a déjà abondamment montré, au rebours des idées reçues, qu'on peut être compétitif sans vivre en enfer et solidaire tout en étant efficace.  

Michel Berry

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Ouvrages

La course à l'innovation, la saga d'Antonio Molina

  • -

Par Luc Hossepied

À l’heure où la métropole lilloise et la nouvelle région des Hauts-de-France veulent s’affirmer comme territoires créatifs et innovants, au rendez-vous du développement durable et de la Troisième Révolution Industrielle, il est un patron – jusqu’ici discret – qui dit « Chiche ! » : Antonio Molina. Avec son programme Verem, il veut faire de la métropole lilloise la capitale mondiale des matériaux complexes. Président du groupe de peinture Mäder et du pôle de compétitivité Matikem, le pôle des matériaux, de la chimie verte et de l’innovation, Antonio Molina a un parcours professionnel atypique. Nous suivons ici son parcours sans faute, ses engagements, ses valeurs ; nous découvrons un ingénieur et un financier. Trop beau ? En acceptant la présidence du pôle Matikem, Antonio Molina veut y appliquer les recettes qui lui ont réussi dans le groupe Mäder : recherche, innovation, partenariat université / entreprise. Dans une région marquée par les mutations du xxe siècle, des hommes comme Antonio Molina sont précieux. Son programme Verem articule les enjeux de l’innovation, de la compétitivité et de l’équité territoriale. Tout ce qu’il aime !

 

Ouvrages

Prise de parole

1570 orateurs sont intervenus depuis la création des séances de l'École de Paris. Voici un aperçu de nos prochains invités :

Alexandre RICARD

PDG de Pernod Ricard

12 avril 2017

Connaissance client et communautés : le cocktail digital détonnant de Pernod Ricard

Frédéric LIPPI

Président du directoire de l'entreprise LIPPI

18 avril 2017

Lippi : transformation digitale, saison 2 ?

Dominique OLIVIER

Directeur général, Fermes de Figeac

19 avril 2017

Les Fermes de Figeac : de la coopérative agricole à la fabrique des territoires

Clément BERTHOLET

Ingénieur des mines, co-auteur de Ubérisons l’État ! Avant que d’autres ne s’en chargent

21 avril 2017

Ubériser l'État ?

Laura LÉTOURNEAU

Ingénieur des mines, co-auteur de Ubérisons l’État ! Avant que d’autres ne s’en chargent

21 avril 2017

Ubériser l'État ?