Choix technologiques et impacts organisationnels. Quelques petites thèses anthropologiques sur la circulation des connaissances, des hommes et des techniques


Philippe GESLIN

Ethnologue, Professeur Haute École Spécialisée, Professeur associé Institut d'ethnologie de Neuchâtel, Suisse, Membre correspondant du Laboratoire d'anthropologie sociale au Collège de France

Séminaire Managements et cultures d'entreprises | lundi 23 mars 2009 - 17h -19h

Dans les années 1990, un collectif d'une dizaine de producteurs de sel des côtes de Guinée modifiait son système de production salicole en optant pour des technologies partiellement innovantes. Quatorze années plus tard, ce sont près de 3 000 personnes qui directement ou indirectement sont concernées par cette initiative. Au-delà des aspects idéels et matériels à l'œuvre, ce choix a généré des formes originales de territorialisation des techniques et d'organisations du travail. Quels enseignements pouvons-nous en tirer pour le monde de l'entreprise ? Le modèle d'intervention anthropotechnologique mis en œuvre à l'époque pour accompagner ce processus de conception est-il transposable sur des terrains du proche ? Que peut-on plus largement en déduire en matière de circulation des connaissances, des hommes et des techniques ? Ce séminaire est organisé en collaboration avec la Fondation Maison des sciences de l'homme et la chaire "Management multiculturel et performances de l'entreprise" (Renault-École polytechnique-HEC)

Le compte rendu de ce séminaire a été rédigé par :

Pascal LEFEBVRE