L'édito

Concilier compétitivité et solidarité

Published on vendredi 17 mars 2017

Notre débat “L'inutilité, fléau moderne” a montré qu'il fallait concilier compétitivité et solidarité. 

Compétitivité pour faire en sorte que les productions de biens et services exposées à la concurrence internationale résistent à la pression, et même se développent. Elles sont en effet pourvoyeuses d'emplois directs et indirects et créatrices de richesses économiques. 

Solidarité, car les entreprises sont loin de pouvoir employer tout le monde. Il faut donc développer les productions de biens et services enracinées localement. On en connaît déjà : artisanat, commerce, TPE, administrations, services de santé, Économie sociale et solidaire, etc. Mais elles ne suffisent pas puisqu'il reste encore beaucoup d'inactifs. Si l'on veut éviter que l'inactivité menace la paix civile, il faut donc inventer de nouvelles solidarités et des mécanismes pour rendre finançables des activités utiles mais délaissées, comme dans l'opération territoires zéro chômeurs de longue durée. 

L'École de Paris se veut un lieu où les idées et les expériences nouvelles sont repérées et débattues. Elle a déjà abondamment montré, au rebours des idées reçues, qu'on peut être compétitif sans vivre en enfer et solidaire tout en étant efficace.  

Michel Berry

Agences bancaires : de la connexion à la relation

Published on mardi 24 janvier 2017

On clame que la numérisation va faire disparaître nombre d'emplois, sans savoir combien, ni si les personnes remplacées par des machines pourront occuper les emplois créés. Mais dans quel cas l'Homme est-il irremplaçable par une machine ? 


Avec le succès de l'internet, on s'interroge sur l'avenir des agences bancaires. Éric Campos, du Crédit Agricole, a lancé une enquête pour savoir ce que les clients font dans une agence et a découvert que 87 % des visites correspondent à des opérations quasi-automatiques, 10 % à des prestations simples (prendre un carnet de chèque) et 3 % à la recherche d’un conseil ; c'est là, dans ces 3 %, que se crée la valeur ajoutée d'une agence.


Or, avec les modes de gestion classiques, les conseillers manquent souvent de temps, de compétence, voire de liberté, pour conseiller efficacement le client. Il faut donc repenser la relation avec le client et, pour cela, transformer l'organisation interne, développer un travail collaboratif, revoir le rôle du directeur, ainsi que libérer les agences du poids du siège. On verra la révolution engagée. Elle suppose de s'avancer en terrain "mou", sur lequel les adeptes de la bureaucratie ou les maîtres des logiciels se perdent. 


Claude Riveline distingue les connexions et les relations. Les premières se réduisent à des échanges d'information ou à du calcul, et excellent dans le "dur", alors que les secondes permettent de s'assurer, comme diraient des alpinistes, pour avancer en terrain "mou". Le dur est un champ de conquête pour la numérisation. Les hommes libérés aideront-ils à développer des relations terriblement déficientes, vu les places de la défiance, de la solitude et du sentiment d'inutilité ? Ce serait un effet vertueux d'une évolution qui nous fait peur, à condition de changer de… logiciel social et mental.

 

Michel Berry

Votre nouveau site

Published on lundi 21 novembre 2016

Bienvenue sur le nouveau site de l'École de Paris du management. Comme vous pouvez le constater, sa présentation a changé, mais pas seulement. 

Votre compte personnel vous permettra de suivre vos demandes d'inscriptions aux séances, vos téléchargements de comptes rendus, vos abonnements, de créer des favoris et de mettre à jour vos informations personnelles. 

Une des nouveautés proposées est que vous pouvez vous inscrire aux séances directement sur notre site. Si vous le préférez, vous pouvez bien entendu continuer à vous inscrire auprès de Coralie Pelieu.

Pour votre premier contact, il vous faudra vous identifier ou créer votre compte. En cas de problème, n’hésitez pas à contacter Coralie qui se fera un plaisir de tout mettre en ordre. Vous pouvez désormais diffuser plus facilement nos textes, par exemple via vos réseaux sociaux. Les comptes rendus d'avant 2014 sont librement téléchargeables et, en ce qui concerne les plus récents, on peut maintenant en lire les deux premières pages. 

Je remercie Benoît Talabot, de FABERNOVEL, qui a créé cette nouvelle maquette, Simon Duflos, notre webmaster, qui l'a entièrement réalisé et Marie Vallée qui a suivi tout ce processus de son œil vigilant.

Je vous laisse découvrir les autres fonctionnalités de ce site. Comme il est tout neuf, il a sans doute encore quelques défauts et votre soutien sera précieux pour les identifier et les corriger. Ce site est le vôtre !

 

Michel Berry